Matière à penser...

 

Je sculpte ma pensée, mes émotions, en essayant de retrouver une beauté symbolique ...

... Celle avec laquelle, Nouveau né, nous percevons le monde

 A travers des fragments de corps, un visage, un sein, un pied, une main... nous construisons notre réalité


Notre réalité est alors symbolique ( le sein est égale à la mère ) et diffractée


Ma démarche s'inscrit dans ce premier regard porté sur le monde

Mon travail propose au spectateur d'imaginer ce que je lui propose à voir

Comme quand nous étions nouveau né et que nous ne percevions qu'une partie de la réalité

Mes sculptures palpitent d'émotions crues, interrogeant l'existence...

J'utilise le corps pour raconter une histoire intime ancrée dans la chair, révélant une beauté première

 

Une beauté moindre et cachée dans ces morceaux incomplets et imparfaits


En 2010, j'ai commencé par représenter des fragments de corps en créant une nouvelle figuration

Aujourd’hui, j’assemble des fragments, pour faire émerger de la matière excavée, une étrange beauté


Depuis 2015, je travaille à base d’enfumage et de cuissons Raku

Cette technique me permet de donner une dimension picturale à mes pièces


Chacune de mes pièces est unique, modelée et façonnée sans moulage ni coulage et l'émail est une véritable cartographie des émotions

 

 

 

 

" En ce sens issue de la terre, l’œuvre de l'artiste Kô demeure toujours céleste tout en pesant de son poids de « chair ».
C’est d’ailleurs là, toute l’ambiguïté et la force de la (re)présentation de l’artiste.
Elle sait déplacer nos points de vue en inventant de nouvelles incarnations.
Il n’est pas jusqu’à d’étranges pieds bots à mettre à nu l’objet de la pensée.
Cela s’appelle vanité, humanité réduite à sa coquille et échappée d’âme.
Le corps en ses fragments devient le lieu qui inquiète la pensée mais qui cependant la situe, l’enveloppe, la touche, la déploie..."

Jean-Paul Gavard Perret est philosophe, poète, critique d’art et maître de conférence à l’université de Savoie